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A mon âme...etc.... |
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L'extrême regard....
S’il était le Feu, il ne serait pas un feu domesticité, paisible, mais plutôt ce brasier ardent aux flammes exubérantes. Et parfois, la clarté incertaine et vacillante d’une bougie posée au bord de ma nuit…. S’il était l’Air, il ne serait pas le mouvement, seulement le frémissement, tel une conversation subtile d’un souffle irrégulier dans les feuilles tremblantes d’un grand palmier… l’été, quand tout hésite et se tait…. S’il était la Terre, il ne serait pas celle des champs épais et obscurs, il serait celle des chemins de Provence aux odeurs singulières offerte au dieu du vent, terre de méditerranée, terre claire de soleil, pure, presque trop pure… S’il était l’Eau, il les serait toutes. Mais il n’est ni le Feu, ni l’Air, ni l’Eau, ni même la Terre Il est mon ombre et ma lumière… Né d’un silence… Né d’un silence Vivie….
Passion des obscuritésIl y a un certain moment dans la nuit, où la lune s’endort
Plus de bruit, plus de lumière, ça ne dure pas très longtemps
C’est un silence surprenant, comme un message, comme des prémices
C’est presque douloureux. C’est un silence qui ne dort pas…
Et la voilà : la passion des obscurités, celle qui a rêvé
Celle qui se trouvait au centre de son rêve, qui ne pouvait plus en sortir
Assoiffée d’une présence, celle qui remue ses propres rêves
Et soudain se trouvant cassé de cette douce rêverie
Un lieu qui délibérait entre le paradis et l’enfer
C’était la nuit… alors elle est restée… elle, la passion des obscurités.
Le rêve ne pardonne pas… il révèle, quelque fois des absences
La nuit devait être un début et cela ressemblait à une fin
Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil, alors elle venait là
Elle s’asseyait, discrète, dans un silence douloureux
Tu comprends ? Elle pleurait, et personne ne pouvait la voir
Personne ne pouvait l’entendre, elle s’était fait un royaume
Et cela n’était rien, parce qu’à l’intérieur il n’y avait rien
Sauf peut être son cœur, qu’elle lui offrait sans compter
Ce n’était pas de la pitié, la pitié, c’est autre chose encore
Non, son cœur, c’était sa partie rare, et elle le lui donnait…
Il régnait un silence de tension… une attente…
Ici, il y avait l’éternité, il y avait son cœur, sans doute étouffant
Elle était sans doute cette âme perdue, dans un royaume perdu
Au bout de cette nuit perdue…souvent… celle qui lui ressemblait…
Il y a un certain moment dans la nuit, où la lune s'illumine
Plus de bruit, de la lumière dans ces ténèbres, seul le loup resplendit
C’est un appel surprenant, comme un message, comme une survie
Et la passion des obscurités, brule à son tour, à l'infini...
…Vivie…
Veiller tard....
Elle avait tant aimé cette prison sans témoin, Dans cet entrelacs doux de leurs intimités L’émoi de leurs corps, sous les désirs à point Cette suspension du temps, des secondes effacés Où tout avait basculé, dans la magie tant rêvé…. Elle avait tant aimé cette douce chaleur, Brulant l’intimité de ses yeux égarés Cette envie délicieuse, et cet état de fièvre Elle en était arrivé, à ne plus s’en passer… Elle avait tant aimé cette richesse d’amour Cette sensibilité profonde, visible à fleur de peau Elle avait eu envie, jusqu’à s’en faire mal Le cœur abasourdi, à ne plus dire un mot Cette lutte incessante contre son propre visage A s’en pincer les lèvres, au bord de l’angoisse Elle avait tant aimé et veillait encore tard Aux souvenirs piégés, encore dans sa mémoire A son corps vibrant et frôlant cette image De pouvoir caresser ce fou et doux espoir Elle avait tant aimé……. …Vivie…
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